Karbon - jak produkujemy części z włókna węglowego

Carbone – comment nous fabriquons nos pièces en fibre de carbone

Du scan 3D au caractère motorsport

Prenez un splitter en carbone en main et vous sentirez tout de suite qu’il a quelque chose d’exceptionnel. Il est étonnamment léger, tout en étant rigide et solide. À sa surface, on distingue un tissage qui change selon la façon dont la lumière l’éclaire. Difficile de croire que, quelques jours plus tôt, cette pièce n’était qu’un tissu enroulé sur un rouleau.

Le carbone est une tout autre discipline que la production en ABS. C’est pourquoi nous avons créé la Carbon Division, un département à part avec ses propres machines, ses propres salles et ses propres spécialistes. Dans cet article, nous passons en revue toutes les étapes, une à une : du scan de la voiture jusqu’au carton dans lequel la pièce finie part chez le client.

01 Le scan : tout commence par une vraie voiture

Chacune de nos pièces, quel que soit le matériau, commence par une voiture. Le véhicule arrive à notre siège de Wojnicz et un spécialiste scanne la carrosserie avec un scanner laser 3D. L’appareil capte les reflets de la lumière sur la carrosserie et en construit un modèle numérique très précis. Sans démontage, sans perçage, sans la moindre intervention sur la voiture.

Ce scan est la base de tout ce qui va suivre. Dans le carbone, il n’y a pas de place pour l’approximation. Une pièce qui doit épouser le pare-chocs sur toute sa longueur doit être conçue à partir des dimensions d’une vraie voiture, et non à partir de photos ou du produit de quelqu’un d’autre.

02 La conception : précision et œil du designer

C’est sur le modèle 3D que travaille le designer. Sa mission : réunir deux mondes. D’un côté, la précision : la pièce doit s’adapter parfaitement à la carrosserie. De l’autre, l’esthétique : un splitter, un diffuseur ou un becquet doit prolonger les lignes de la voiture, et non les contrarier.

Avec le carbone, le designer doit aussi penser à autre chose : la façon dont la pièce sera fabriquée. Sa forme doit permettre de disposer le tissu dans le moule, puis d’en retirer la pièce finie. Une bonne conception en carbone, c’est une pièce qui rend superbement sur la voiture et qui peut être fabriquée sans aucun compromis sur la qualité.

03 Les moules de travail : la première forme physique

Une fois la conception terminée, il est temps de passer au monde réel. Des fraiseuses CNC découpent les moules de travail directement à partir du modèle 3D. C’est le premier moment où le projet devient quelque chose que l’on peut toucher.

Les moules de travail ne servent pas à fabriquer les pièces destinées aux clients. Ce sont les modèles à partir desquels seront réalisés les moules de production. C’est pourquoi leur surface doit être parfaite. Chaque irrégularité se transmettrait au moule en carbone, puis à chaque pièce qui en sortirait. C’est pourquoi le fraisage des moules de travail peut durer plusieurs jours, voire plus de dix dans certains cas – tout cela pour que leur forme soit irréprochable.

04 Les moules de production : du carbone qui crée du carbone

C’est sur les moules de travail que naissent les moules de production, ceux dans lesquels seront fabriquées les pièces. Nous les réalisons dans le même matériau que les produits : le carbone. Nous recouvrons le moule de travail de fibre de carbone, puis nous le faisons durcir dans un four spécial jusqu’à ce que le matériau prenne sa forme définitive. Un moule de production se compose toujours de deux parties – une inférieure et une supérieure – séparées par un espace vide. Cet espace deviendra bientôt un splitter en carbone.

Pourquoi un moule en carbone ? Parce qu’il doit résister aux conditions de l’autoclave et conserver sa forme à haute température et sous forte pression. Un moule qui se déformerait, même légèrement, donnerait des pièces qui ne s’ajustent pas. Il n’y a donc aucune place pour les raccourcis à ce stade : c’est un investissement qui se rentabilise à chaque nouvelle pièce.

05 Le traceur : des découpes à partir d’un rouleau de préimprégné

Nous travaillons avec du préimprégné (prepreg), c’est-à-dire un tissu de fibre de carbone déjà imprégné de résine en usine. Ainsi, la proportion de fibre et de résine est toujours la même, et la pièce finie est très résistante pour un poids minimal. Le préimprégné est un matériau exigeant : nous le stockons dans des congélateurs industriels pour que la résine ne commence pas à réagir trop tôt.

Un traceur découpe dans le rouleau de préimprégné des pièces de tissu aux formes précisément définies. Le patron de découpe provient directement du modèle numérique : chaque pièce a donc exactement la taille et la forme nécessaires à l’endroit voulu du moule. La machine découpe avec précision et régularité, ce qui signifie moins de chutes et une qualité constante pour chaque pièce.

06 Le drapage : un travail qu’aucune machine ne remplace

Commence alors une étape impossible à automatiser. Les pièces découpées doivent être disposées à la main dans le moule, couche après couche. Ce travail exige une précision et une sensibilité extrêmes. La façon dont elles sont posées détermine à la fois la solidité de la pièce et l’aspect du tissage visible. Un morceau de tissu posé de travers se verra sur le produit fini.

Le drapage se déroule dans des salles spécialement aménagées, dotées d’une circulation d’air et d’une filtration indépendantes. La moindre poussière glissée entre les couches pourrait laisser une trace en surface. C’est pourquoi nous accordons autant d’importance à la propreté qu’à la précision.

07 La préparation pour l’autoclave

Une fois toutes les couches en place, le moule doit être préparé pour l’autoclave. Nous recouvrons la pièce drapée d’un film équipé d’une valve de pression et raccordons les tuyaux aux valves. On obtient ainsi un ensemble étanche dont on peut aspirer l’air.

Vue de l’extérieur, cette étape semble anodine, mais elle est capitale. L’étanchéité du film détermine si, pendant la cuisson, la pression plaquera les couches de manière uniforme sur toute la surface. La moindre fuite pourrait ruiner des heures de drapage.

08 L’autoclave : 120 °C et 6 bars

L’autoclave est le cœur de la production carbone. C’est là que le préimprégné se transforme en une pièce dure et résistante. À l’intérieur, la température atteint 120 °C et la pression 6 bars. Pour comparer, c’est plus de deux fois la pression des pneus de votre voiture – et cela pendant de longues heures.

Dans ces conditions, la résine se répartit dans toute la structure, les couches fusionnent en un seul ensemble et l’air qui pourrait fragiliser la pièce est évacué. Selon la pièce, la cuisson dure de plusieurs heures à plusieurs dizaines d’heures. C’est précisément cette étape qui distingue le carbone autoclave des solutions bon marché, où une fine couche de fibre est appliquée sur du plastique uniquement pour l’apparence. Chez nous, le motif en surface n’est pas un film. C’est la structure elle-même.

09 Le démoulage

Une fois la cuisson terminée, l’ensemble sort de l’autoclave. Nous retirons le film et sortons délicatement la pièce du moule. C’est toujours un moment particulier : pour la première fois, on découvre le rendu du tissage et on voit si tout s’est passé comme prévu.

Le moule retourne en circulation : il est soigneusement nettoyé et dégraissé, puis prêt pour la pièce suivante. La pièce démoulée a déjà sa forme et sa résistance définitives, mais elle est encore loin d’être un produit fini. C’est à nouveau au tour des mains humaines, irremplaçables.

10 Ponçage, polissage et vernissage

D’abord le ponçage. Les bords doivent être égalisés et la surface préparée pour les étapes suivantes. C’est un travail manuel, car chaque pièce a ses recoins et ses transitions qu’une machine ne peut atteindre avec la délicatesse nécessaire.

Viennent ensuite le polissage et le vernissage. Le vernis protège le carbone et fait ressortir la profondeur du tissage, tandis que le polissage donne à la surface sa douceur et sa brillance. Le vernissage est réalisé dans notre atelier de peinture professionnel. Le résultat : une surface lisse comme un miroir et un tissage qui semble pris sous verre.

11 Protection et emballage

La pièce finie passe un contrôle qualité. Nous vérifions la surface, les bords et le tissage, car seul un produit irréprochable doit parvenir au client. La pièce est ensuite protégée pour le transport afin d’arriver exactement dans l’état où elle a quitté notre atelier.

Le carton contient aussi un kit de montage adapté au produit. Ce n’est qu’alors que le colis est prêt à partir – de Wojnicz vers nos clients du monde entier.

12 En résumé

La fabrication de pièces en carbone est un long chemin où chaque étape compte. Le scan d’une vraie voiture et une conception précise. Des moules de travail sur lesquels naissent les moules de production en carbone. Des pièces découpées dans le préimprégné et posées à la main, couche après couche. Des heures en autoclave à 120 °C et 6 bars. Et pour finir, le ponçage, le polissage et le vernissage, qui révèlent tout le caractère du carbone. Pour découvrir comment cela se passe pour les pièces en ABS, lisez notre article sur le thermoformage. Et retrouvez le travail de notre Carbon Division dans notre collection de pièces en carbone.